Trajet
Aller au Masai Mara de Nairobi relève presque de l’expédition,
non pas que le parc soit si loin, mais la route pour y accéder est
un véritable calvaire (nids de poules et route défoncée
sur 110 kilomètres puis piste dans un état pas top non plus
pendant 80 kilomètres). Arrêt à Narok, grosse bourgade
Masai, où nous faisons le plein d’essence et de fruits.
Arrivés au village masai à l’entrée du parc, nous
nous installons dans un campement de toile à coté où
nous montons notre tente. Nous rencontrons Florian, un jeune français
qui travaille pour l’ONU et qui est ici avec deux amis suisses, nous
partageons notre viande grillée au coin du feu.
Entrée
dans le parc
Le lendemain matin, le soleil brille et les bruits de la savane nous
réveillent, nous pénétrons dans la «Masai Mara
National Game Reserve». 2 kilomètres plus tard, nous voyons nos
premiers guépards, mais ils sont trop loins pour qu’on puisse
les photographier.
Ensuite, Maud distingue des éléphants sur une coline, hop c’est
parti, on sort de la piste pour aller les voir, un deux, non une quinzaine
d’éléphants nous entoure bientôt. On coupe le moteur,
on écoute et on observe de nos grands yeux. Les pachydermes nous entourent
puis passent à coté de Titine en nous ignorant. Le midi, arrêt
pique nique au pieds d’un arbre isolé d’où on peut
voir si un animal s’approche. Puis on passe la rivière Mara,
là on peut descendre et marcher le long de la rivière avec un
ranger qui nous montre les hippos et les énormes crocos qui attendent
qu’une gazelle traverse.
On continue à longer la rivière, on croise Topis, girages, gnous
et gazelles et aussi des cohortes d’éléphants qui se déplacent
cette fois ci par trentaine. On va boire un coup dans une lodge d’où
on admire la vue sur la savane. Le soir nous regagnons le pont pour camper
à coté du poste de ranger. Nous entendons les bruits inquiétants
des hippos qui regagnent la rive. La pluie se met à tomber, rugissante
mouillant tout le bois sec que nous avions préparé, puis la
nuit tombe d’un coup comme toujours à 18h40, réglée
comme un chronomètre.
Embourbés
Le matin, des dizaines d’hippos retournent dans l’eau pour se
rafraichir, on reprend la route, cette fois ci, nous allons du coté
sud ouest du parc, zone assez peu fréquentée et réputée
pour ses embourbements. Les paysages sont très sauvages et on ne croise
personne. De retour près de la rivière, Matthieu fait un écart
pour éviter une flaque mais enfonce tout le coté gauche de la
voiture dans de la terre boueuse, impossible de ressortir, nous sommes embourbés.
La voiture est très penchée et plus on fait tourner les roues,
plus on s’enfonce. Pas un véhicule à la ronde, on décide
de sortir pour se désembourber. Tâche difficile et ardue, la
terre est collante et la voiture est engluée, on enlève la boue
à la pelle puis à la main, on récupère toutes
les pierres plates que l’on peut pour placer sous les roues et donner
un socle en dur à la voiture. Après plusieurs essais infructueux,
marche avant, marche arrière, on arrive finalement à sortir
la voiture alors qu’on y croyait plus. Il faut dire que si personne
ne passe, il faut faire un feu pour alerter les rangers qui normalement doivent
venir vous chercher !
Le
lion
Caché dans les fourrés, nous découvrons notre
premier lion en pleine sieste, finalement c'est bien gros comme bestiole,
nous nous arrêtons juste à coté de lui et le regardons
pendant un temps indéterminé. C'est super. On continue la piste
sous l'orage qui vient détremper encore plus la terre. Nous arrivons
enfin à Olololo Gate où nous camperons cette nuit avec les rangers.
Avant la nuit, on se fait encore une petite virée pour essayer de voir
des léopards. Comme il a bien plu, on a l'impression de rouler sur
de la glace, on fait une sortie de route et on se retrouve dans le fossé,
enfin plus de peur que de mal. Le ranger qui nous accompagnait nous dit que
cette terre mouillée est vraiment dangereuse.
Retour
Nous décidons de rentrer par une autre piste que l'aller,
mais cette piste s'avère vite être la route de l'enfer, on alterne
les zones de boue où la voiture glisse et les zones où Matthieu
descend pour reconnaître le meilleur endroit où passer. Nous
ne croisons toujours pas grand monde et on n'a pas trop envie de se retrouver
coincés ici. à notre premier village, un matatu prend le devant
sur nous, super, on va pouvoir le suivre sans se perdre pour retrouver la
route de Narok. La piste est encore pire et c'est bien drôle de voir
le matatu devant qui saute et manque de s'embourber à chaque flaque.
On le suit mais si il n'avait pas été devant on aurait hésiter
à passer partout, mais là on se dit "si il passe on passe".
Enfin après une pause dans une cantine Masai à Narok, nous retrouvons
la route passante.